19 février 2007

Ce que je veux être quand je serais grand, je veux être président!

Non non, ce n'est pas un appel à voter Gogol 1er. Ni Ludwig von 88. Bah, c'est vrai qu'on rigolerait 5 minutes... et qu'on ferait la gueule pendant le reste des 5 ans.

Bon, nous voici à l'heure du choix. Faisons le tour du magasin voir ce qu'il y a en stock.

Tout d'abord, deux candidats proclamés par la foule médiatique comme le couple que l'on verra au second tour: A droite, Papa Nicolas, père fouettard qui veut remettre la France au Boulot (suis bien aise de savoir que si je me lève tous les matins, ca doit être pour aller chercher des coulemelles au fond des bois) et de l'autre Maman Ségolène, qui veut offrir à tous ses enfants la chance de réussir dans la vie.
Et d'un, j'aime pas qu'on me désigne à l'avance pour qui je vais choisir. Je suis français bordel, donc anticonformiste.
Et de deux, j'ai pas besoin d'un Papa ou d'une Maman, je suis plus un gamin, merci.
Et de trois, leurs programmes ne sont que des catalogues démagogiques, des distributions de chèques virtuels à leur électorat respectifs. Juste pour info, la France est surendettée. Faudrait peut-être voir à dépenser moins que ce que l'on gagne, c'est le B-A BA.
Et de quatre, ni Naboléon ni La Grande Mademoiselle n'ont la carrure d'un Président de la République, qui doit rassembler la Nation et non pas la diviser.

Donc, Next!

Je ne m'étendrai pas (ni au propre ni au figuré) sur les candidats de l'extrême-gauche, une pléthore de personnes peut-être sincères (quoique j'ai un doute, s'ils n'ont pas réussi à s'entendre, c'est que leur Ego est tout de même plus important que la Révolution) mais carrément déphasés. Croire encore que le Marxisme est ZE solution pour la France, ça me troue le cul... Hé-ho, les enfants, le Communisme est mort en 1989 sous les applaudissements du public. et c'est pas un mal. Fuck la dictature, fût-elle du Prolétariat.

Ensuite:
Dans la série les petits enfants à la Croix de Fer et Maréchal Nous Voila, Le Pen, toujours là, De Villiers encore là. Là le programme est simple: c'est la faute aux immigrés, du chômage au mauvais temps, tout est de leur faute. Même si papy le Pen a mis de l'eau dans son vin, le mauvais fond de l'extrême droite reste: utilisons des boucs-émissaires pour prendre le pouvoir qu'on lâchera jamais derrière. Mélange de vieux aigris et de jeunes fachos, leur électorat est boosté par le 'Ayez Peur!' propagée aux quatre coins du monde par une Presse qui sait bien que la peur fait vendre. On est pas encore au niveau de 2002, mais si la presse se remet à nous faire le coup de la sécurité, ça va profiter aux Cagoulards (sauf s'ils sont monarchistes, on a fait assez de révolutions pour s'en débarrasser, faut pas déconner). Vu le bilan de l'actuel ministre de l'Intérieur, il y a peu de chance cette fois que TF1 ressorte le petit vieux sauvagement agressé par de méchants jeunes des banlieues, mais on se sait jamais...

Je passe sur les écolos, de droite ou de gauche. Le fascisme vert ne passera pas. Oui oui, l'écologie est importante, mais couper la main droite des conducteurs de voitures pour plus qu'ils ne puissent démarrer est une solution un peu extrême. Et puis je me méfie des illuminés prêts à butter la moitié de la planète pour le bien hypothétique de l'autre moitie (et dans le cas précis, même butter toute la planète pour le bien de celle-ci). Revenir au moyen-âge n'est pas réaliste, on n'avance jamais en reculant.

Bon, et maintenant, qui reste-t-il?

Bayrou.

Et oui, moi aussi je suis surpris.

Et pourtant, quand j'écoute son programme (car lui en a un), je suis d'accord. Sur les idées qu'il propose, je suis d'accord. Sur sa vision de la République, je suis d'accord. Sur sa vision du rôle de l'Etat, je suis d'accord. Sur sa vision de l'Europe, je suis d'accord. Sur son souhait d'une union "Democracie-chrétienne"/"Social démocratie" à l'Allemande, je suis plus que d'accord.

Dans notre histoire, nous avons déjà eu un Béarnais célèbre. Pourquoi pas deux?

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