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8 septembre 2007

Lulu la Nantaise

Les faubourgs de l'amour sont en réalité sans quartier, nets et courts et à couteaux tirés... sans discours... sourds... et à pas cadencés quand le compte à rebours est déjà commencé... Au fond des arrière-cours, il y a certes des fenêtres.. où la lumière du jour ne parait jamais naître.. et puis cette tentation qui sort du fond de l'être... une porte, attention! L'oeil d'un judas qui guette...
on frappe... Ça s'passe au premier étage... en bas... ça parle! ..Quartier des cinquante otages... numéro 23...
Quand l'huis baille, elles se donnent et "endorment" la monnaie, se débraillent, impressionnent dans des corps de "Manet", ces nymphes de palier dans l'escalier qui grince, comme ces lits au premier quand on y met les pinces!... Sur des matelas jaunis se dressent les amours lasses, ainsi passent les nuits, ils s'enlacent, ils se laissent juste ce qu'il faut d'envie et puis les cris se tassent.. dans l'impasse de l'ennui qui les mène à la laisse...
et frappe... Ça s'passe au premier étage... en bas... ça parle!..
Quartier des cinquante otages... numéro 23...


La Ruda Salska - Numéro 23

16 juillet 2007

Le coeur!

Des jours. des nuits et des envies,
La vie toujours se définit
D'infinis élixirs
Pour qui sait les saisir

"Des goûts", des cris et des endroits
Envers et contre tout
Je crois, la joie devient un art
Mais pour qui sait la voir

Quand la saveur,
La senteur des épices
Reste en suspend lentement promenée par le vent
Effleure les passants les touristes
Se mélangeant aux vapeurs de la vie bouillonnante
Tel l'encens, elle danse et tapisse
L'odeur de pisse s'écoulant des trottoirs ruisselants
Au coeur de la rue qui se tisse
Par des élans, des histoires et des moeurs différents

Un volcan de vie sommeille
Calme Vésuve
Puis se réveille!

Des jours de pluie et des émois
S'écoulent sur les tuiles des toits
L'ondée devient rivière
Dans le rond des gouttières

Des instants qui fuient débordants
Redondants, libres et abondants
Quand la joie est un art
A chacun son regard

Dans la clameur,
Quand l'heure est à l'anis,
S'entendent les choeurs des buveurs, les serveurs s'affairant
Des joueurs s'attablant s'enhardissent
Louant de coeurs et de piques ou "d'hippique" à Longchamps
Des draps se tendent aux fenêtres et métissent
De leurs couleurs la pâleur du bitume régissant
L'écume de la rue qui se tisse
Par des élans, des histoires et des moeurs différents
Un volcan de vie sommeille
Calme Vésuve
Puis se réveille!

Dans la moiteur, la douceur de la cuisse
Telle l'essence de nos coeurs
La sueur se mêle aux sens
Rieurs des enfants déguerpissent
Sonnant aux portes emportant le temps de l'innocence
Dans la lueur des néons s'réfléchissent tant de passions
Dans le son d'un accordéon dense
Qu'elle est cette rumeur qui persiste?

La rue se meurt
Ses humeurs se polissent à présent
Qui peut la mettre en cage et
Soumettre la sauvage et
Qui peut dire qu'il la tient?
On a beau répéter les mêmes procédés
Elle s'échappe car
La joie ne s'enferme pas.. non
La joie ne s'enferme pas.. non!
La joie ne s'enferme pas, elle fait don puis s'en va,
Elle n'appartient qu'a qui la croit
L'art de la joie
Et dans l'art de la joie
Le coeur!
Et dans l'art de la joie
Le coeur!
Et dans l'art de la joie
Le coeur!